Comment les DIRCOM utilisent-ils Twitter ?

Paris, France, 12 septembre 2018

Dans le cadre de son partenariat avec l'ADN, Wiztopic donne la parole à Julien Villeret, Directeur de la communication d'EDF dans une interview. Ligne éditoriale, planning, employee advocacy… Ce dircom nous partage les best practices des DIRCOM twittos et son rapport au réseau social. 

Si les tweets du Président américain Donald Trump font régulièrement craindre des incidents géopolitiques majeurs, les good ou bad buzz peuvent également impacter durablement l’image des marques concernées. Twitter semble plus que jamais le nerf de la guerre de l’information. Informer sur les activités de son entreprise (parfois la défendre) ou bien faire une veille sur son secteur d’activité : les raisons de s’inscrire sur Twitter sont multiples pour les DIRCOM. 62 % d’entre eux l’ont d’ailleurs bien compris et ont déjà grossi les rangs des twittos. 

Est-il indispensable pour un DIRCOM d’être présent et actif sur Twitter ?

C’est indispensable pour qui a envie d’y être, je ne crois pas que ce soit indispensable pour un DIRCOM. On peut être un très bon DIRCOM sans être sur Twitter et être un mauvais DIRCOM en étant un twittos.



Pensez-vous que votre usage est bénéfique à l’entreprise ?

Je me suis d’abord inscris sur Twitter à titre purement personnel mais la façon dont je l’utilise aujourd’hui a cet objectif, je travaille ma ligne éditoriale et je réfléchis aux sujets en fonction de l’impact positif que cela peut avoir pour l’entreprise.

Twitter peut permettre de faire passer une parole décalée, directe, réactive que ne permettent pas toujours les autres canaux. Via Twitter, le Dircom n’est plus effacé, n’organise plus dans l’ombre et devient porte parole de l’entreprise.


Êtes-vous votre propre CM ? Tenez-vous un planning de posts ?

Je suis mon propre CM. Des membres de mon équipe me proposent souvent des sujets et des articles mais à la fin c’est moi qui décide. Je tiens un planning de posts à la fois sur des sujets personnels et d’entreprise, même si je tweete aussi de manière spontanée. Je m’oblige à tweeter avec régularité, si possible au moins une fois par jour.
 

Pensez-vous que l’usage de Twitter devrait être encouragé pour l’équipe com voir pour tous les membres de l’entreprise ?

C’est ce que j’ai mis en place chez EDF depuis trois ans dans une perspective d’employee advocacy. On accompagne tous les collaborateurs qui le souhaitent, on les forme avec du consulting pour qu’ils puissent définir leur ligne éditoriale. EDF est une entreprise très institutionnelle qui a 70 ans mais environ la moitié du COMEX est déjà sur Twitter de manière régulière et organisée. La surface d’advocacy devient très large avec la capillarité des réseaux des uns et des autres. Si 1% seulement de nos 160 000 collaborateurs se mettent à tweeter pour valoriser leur entreprise, cela offre une réelle puissance.

Encourageriez-vous d’autres entreprises à faire de même ?

Bien sûr. Le principal frein que j’entends est la peur que les employés s’expriment n’importe comment ou dévoilent des informations confidentielles. Mais quelqu’un qui veut nuire à l’entreprise peut le faire de n’importe quel compte anonyme. Dans cette configuration, les gens qui veulent s’exprimer sur l’entreprise peuvent le faire clairement en leur nom. Nous avons parié sur l’intelligence des collaborateurs et n’avons jamais connu aucun dérapages ces dernières années.

Auriez-vous un conseil à donner à des futurs utilisateurs de Twitter ?

N’ayez pas peur : ce n’est pas du tout un environnement risqué. On disait à une époque « coupure de presse n’est pas mortelle », et aujourd’hui le moindre dérapage ou mauvais commentaire n’est pas mortel. On est dans un monde extrêmement fluide et dynamique, l’important est la régularité.


 

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