Communication financière : la fiabilité de l’hébergement est un nouvel enjeu pour la réputation des entreprises

Paris, France, 27 novembre 2017

Il y a quelques jours, OVH, entreprise roubaisienne et troisième hébergeur mondial a connu des incidents majeurs qui ont bloqué des milliers de sites web en France. De très nombreux médias comme BFM, RMC, NRJ…, e-commerçants et entreprises cotées ont vu leur(s) site(s) devenir inaccessibles pendant plusieurs heures. 

OVH n’est pas le premier hébergeur victime d’une panne. Le 1er mars dernier, Amazon Web Services est « tombé » à cause de problèmes techniques. Pendant plusieurs heures, certains géants du web ont disparu de la Toile : Amazon, Netflix, Slack, Medium, Apple Music, l'App Store, le site de la Securities and Exchange Commission (SEC)...

"Les bugs, ça peut exister, les incidents qui impactent nos clients, non" a reconnu sur Twitter Octave Klaba, le PDG d'OVH. Au delà de cette prise de conscience des conséquences de la panne pour ses clients, son explication du problème à chaud a été peu intelligible : « We are trying to restart 2 generators A+B for SBG1/SG4. 2 others generators A+B work in SBG2. 1 routing room is in SBG1, the second in SBG2 »

L’univers digital devient plus vulnérable à mesure qu'il se complexifie ; les services sont toujours plus interdépendants et les attaques informatiques plus fréquentes, augmentant la méfiance des entreprises. Depuis quelques années dans un souci de meilleur contrôle et d’optimisation des coûts, les DSI font le choix stratégique de centraliser leurs architectures SI.  Les économies d’échelles, l’accessibilité et la sécurité simplifiées ainsi que l’unicité de l’information sont autant de raisons honorables mais l'incident d’OVH pose une nouvelle question : 

« Peut-on accepter aujourd'hui qu’un incident sur un câble sous-terrain fasse perdre sa voix à une entreprise ? »

Un enjeu de taille pour les Directions communication

Parmi les clients d'OVH, on trouve 14 des 40 sociétés du CAC 40, 35 des 100 premiers sites de e-commerces français ou encore 155 des 1 000 plus grands groupes européens.

Clairement, à l’heure des marchés à haute fréquence, les sociétés cotées ne peuvent plus se permettre de voir leur espaces presse ou leur espaces investisseurs devenir inaccessibles. L’accès aux informations et le respect des exigences de conformité et de sécurité de ces entités sont trop critiques.

L'incident du 9 novembre montre que les Directions Communication, en première ligne en période de crise, ne peuvent être dépendantes du reste de l’environnement web de l’entreprise.

Il ne s’agit pas de remettre en cause les choix des DSI de ces sociétés mais de rappeler que la communication corporate et financière devrait avoir son propre backup technique. La redondance des outils de publication en ligne (les CMS) peut garantir une disponibilité de plus de 99,9% des informations des entreprises... à la condition que les deux outils ne soient pas hébergés sur la même infrastructure.

Les utilisateurs de Wiztopic, les sociétés cotées et les établissements financiers, sont conscients que leurs contenus d’information peuvent être sujets à ces incidents.

C’est pourquoi nous proposons aux Directions Communication de gérer et diffuser leurs informations sur des espaces conformes aux exigences de leur secteur et surtout hébergés sur différents sites en France.

Dans le cas de la panne OVH, le site Nexity.fr est tombé, mais l’espace presse était toujours en ligne. Les internautes ont continué à accéder aux informations officielles de l’entreprise, en dépit de la rupture de leur site internet .fr. Contrairement à beaucoup d’autres, Nexity n’a pas perdu sa voix. Cette résistance à l'imprévu est une exigence qu’une entreprise est en droit d’attendre de ses équipes de communication. Car après tout, il ne viendrait à l'esprit de personne de prendre la route sans avoir ni roue de secours, ni assurance... Si on emprunte l'autoroute de l'information qu'est le web, mieux vaut anticiper ces aléas ...

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